
Le projet de construction de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos franchit une nouvelle étape. Une réunion ministérielle s’est tenue le vendredi 30 octobre 2026 à Lomé, afin de définir les stratégies et les moyens nécessaires à la concrétisation de ce vaste projet d’intégration régionale.
Tous les pays concernés par le corridor étaient représentés à cette rencontre, notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria.
Selon le ministre togolais des Travaux publics, Sani Yaya, les échanges ont essentiellement porté sur la libération des emprises de l’autoroute et la mobilisation des réserves foncières nécessaires à sa réalisation.

« Pour les questions de libération des emprises, c’est ensemble que nous travaillons pour pouvoir avoir des réserves », a-t-il souligné.
Le ministre a également rappelé la portée stratégique de ce projet intégrateur, qui vise à renforcer les échanges entre les différents pays et leurs économies respectives. Il a notamment relevé que le volume des échanges commerciaux demeure relativement faible, en raison de l’insuffisance des infrastructures adaptées pour assurer le transport des marchandises et soutenir les activités économiques le long du corridor.
Il a, par ailleurs, indiqué que la concrétisation de ce projet, qui se rapproche progressivement de sa phase de mise en œuvre grâce à l’engagement des pays membres, est fortement attendue par les populations.
Sani Yaya a également mis en avant les avancées enregistrées, notamment la mise en place des différentes structures appelées à assurer la gestion opérationnelle du projet. Il a, dans ce sens, plaidé pour davantage de flexibilité dans les discussions avec les partenaires financiers.
Abordant la question du coût de réalisation de l’infrastructure, le ministre togolais s’est réjoui de la baisse enregistrée, estimant que le montant initialement envisagé était particulièrement élevé.
De son côté, le président du conseil d’administration du projet, David Umahi, ministre nigérian des Travaux publics, a souligné l’importance de garantir la viabilité économique de chaque section de l’autoroute.
Selon lui, même si tous les pays ne sont pas encore connectés au corridor Abidjan-Lagos, chaque tronçon doit pouvoir fonctionner de manière autonome et présenter une rentabilité suffisante afin de garantir un retour sur investissement.
À terme, la réalisation de cette autoroute devrait contribuer à améliorer considérablement la fluidité du trafic et des échanges commerciaux entre les cinq pays concernés. Elle constitue ainsi un levier majeur pour l’intégration économique régionale, le développement des infrastructures et le renforcement des relations commerciales en Afrique de l’Ouest.







