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Le Togo accélère ses réflexions pour renforcer sa sécurité alimentaire et nutritionnelle. Une mission de haut niveau de la Commission de l’Union africaine a entamé mardi 20 octobre 2026 à Lomé, trois jours de concertations avec les autorités nationales, dans le but d’identifier les actions prioritaires susceptibles d’accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires du pays. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala pour la période 2026-2035, au titre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA).

Au cœur des échanges figure la nécessité de bâtir un secteur agricole plus productif, résilient et durable, capable de répondre aux besoins alimentaires des populations tout en faisant face aux effets des changements climatiques. Les discussions doivent permettre de définir des mesures concrètes, adaptées aux priorités nationales, tout en accordant une attention particulière à la préservation des ressources naturelles et à la durabilité des systèmes de production.

À l’échelle continentale, les ambitions affichées à l’horizon 2035 sont importantes. La Déclaration de Kampala prévoit notamment une hausse de 45 % de la production agroalimentaire et un triplement des échanges commerciaux de produits agricoles entre les pays africains. Pour le Togo, l’enjeu consiste à traduire ces objectifs en actions opérationnelles, susceptibles de stimuler la production nationale, de renforcer la disponibilité des denrées alimentaires et de consolider la résilience du secteur agricole face aux chocs climatiques.

La réalisation de ces ambitions repose également sur une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs concernés. Le directeur de cabinet du ministère chargé de l’Agriculture, Konlani Dindiogue, a insisté sur l’importance de renforcer la participation des parties prenantes nationales et de développer leurs capacités à contribuer efficacement au processus. Cette implication est considérée comme un levier essentiel pour garantir une meilleure appropriation des engagements continentaux et favoriser leur mise en œuvre sur le terrain.

Dans cette perspective, le gouvernement togolais privilégie une approche participative fondée sur la co-construction et le co-investissement. L’objectif est de favoriser une collaboration plus étroite entre l’État, les producteurs, les organisations professionnelles, le secteur privé et les autres acteurs non étatiques. Dans ce dispositif, les pouvoirs publics sont appelés à jouer un rôle de facilitateur et de régulateur, afin d’améliorer la coordination des interventions, d’encourager les investissements et de renforcer la complémentarité entre les différentes initiatives en faveur du développement agricole.

Le Togo entend notamment s’appuyer sur le Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT) pour soutenir cette dynamique. La mise en place récente de la Plateforme nationale des acteurs non étatiques constitue également un instrument destiné à structurer la participation des différentes composantes du secteur agricole et à favoriser leur contribution aux politiques publiques.

Les concertations engagées à Lomé représentent ainsi une étape importante dans la préparation de la mise en œuvre des engagements pris à l’échelle africaine. Au-delà de la définition des priorités, les échanges devront contribuer à préciser les modalités d’action et à renforcer la coordination entre les différents intervenants. L’enjeu est de faire de l’agriculture un moteur durable de croissance, tout en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations togolaises. À l’horizon 2035, le défi sera de transformer ces orientations en résultats concrets, capables d’accroître la production, de renforcer les échanges agricoles et de rendre les systèmes agroalimentaires plus résistants aux crise

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