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Le Togo veut franchir un nouveau cap dans la promotion de ses produits et services locaux. Le pays a donné, mardi 6 octobre 2026 à Lomé, le coup d’envoi de la 7ᵉ édition du Mois du Consommer local, une initiative qui place la production nationale au cœur des enjeux de transformation économique et de souveraineté.

Pendant tout le mois d’octobre, jusqu’au 31, producteurs, entrepreneurs, transformateurs, opérateurs économiques et consommateurs seront mobilisés autour du thème : « Consommation locale, facteur d’intégration régionale et de souveraineté économique : défis et opportunités ». L’objectif affiché est de renforcer les chaînes de valeur locales, stimuler la transformation des matières premières et favoriser une plus grande consommation des produits fabriqués dans le pays et dans l’espace communautaire.

La cérémonie de lancement, tenue à Lomé en présence des autorités publiques, des représentants de l’UEMOA et des acteurs du secteur privé, a permis de rappeler les progrès enregistrés au cours des six précédentes éditions. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Babanam Patoki, a notamment indiqué que les initiatives menées dans ce cadre ont contribué à une hausse d’environ 40 % du chiffre d’affaires des acteurs des secteurs des cosmétiques, de l’habillement et de l’agroalimentaire.

Malgré ces résultats, plusieurs obstacles demeurent. La traçabilité, le conditionnement et la qualité des produits figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontés les producteurs locaux. Pour le gouvernement, leur résolution est indispensable pour permettre aux produits togolais de gagner davantage de parts de marché et de s’imposer face à la concurrence.

« Le gouvernement entend faire de la consommation locale l’un des leviers incontournables de la transformation structurelle de notre économie », a affirmé Babanam Patoki. Il a appelé à une meilleure valorisation des richesses et du savoir-faire national dans des secteurs aussi variés que l’agroalimentaire, l’artisanat, le textile, les cosmétiques, les arts, les services et l’innovation.

Le contexte économique international renforce, selon les autorités, la nécessité de miser davantage sur les capacités nationales. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des prix ont montré les vulnérabilités liées à une forte dépendance extérieure. Face à cette situation, le gouvernement veut accélérer la production et la transformation locales afin de renforcer la résilience de l’économie.

« Nous voulons produire plus, transformer plus, exporter plus et consommer davantage ce que nous produisons », a déclaré le ministre, en référence à l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, qui accorde une place importante à la transformation structurelle de l’économie.

La dimension régionale occupe également une place importante dans cette stratégie. Pour Alioune Sène, « la transformation locale constitue un puissant moteur d’intégration et un levier essentiel de souveraineté économique ». L’ambition est notamment de renforcer les chaînes de valeur porteuses, de faciliter l’accès aux investissements et d’améliorer les conditions de commercialisation des produits locaux.

Jusqu’au 31 octobre, formations, conférences, visites d’entreprises et expositions-vente permettront ainsi de mettre en lumière les initiatives locales et de rapprocher les producteurs des consommateurs. Le gouvernement togolais entend faire du « consommer local » non plus seulement un slogan, mais un véritable instrument de création de valeur, de compétitivité et de souveraineté économique.

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