
La Faculté de Droit et des Sciences Politiques (FDSP), à travers son Laboratoire de droit et des sciences politiques (LaDROSPO), de l’Université de Kara a lancé le mardi 28 avril 2026, la deuxième édition de ses journées scientifiques.
Durant deux jours, enseignants-chercheurs, experts et étudiants se retrouvent à Kara pour analyser les mécanismes de protection de l’enfant face aux réalités contemporaines et aux exigences des normes internationales.

Placée sous le thème « La protection de l’enfant dans les États d’Afrique noire francophone à l’aune des standards juridiques internationaux », cette édition s’inscrit dans une dynamique de réflexion approfondie sur la mise en œuvre des instruments juridiques relatifs aux droits de l’enfant. Les échanges portent notamment sur l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant et des cadres juridiques nationaux, ainsi que sur les risques persistants auxquels les enfants sont exposés.
L’ambition de ces assises est de transformer les normes juridiques internationales en outils concrets au service d’une protection efficace de l’enfant en Afrique noire francophone.
Le programme prévoit une cinquantaine de communications sur des thématiques spécifiques, ainsi que deux ateliers destinés à faire émerger des pistes de solutions pour une protection plus inclusive et effective.

A l’ouverture des travaux, le doyen de la FDSP, Alemawo Komlan, a indiqué que les recommandations issues de ces échanges pourraient alimenter les politiques publiques en matière de protection de l’enfance. Il a souhaité que ces journées contribuent à renforcer l’idéal de protection des enfants, considéré comme une priorité.
Dans sa leçon inaugurale, le professeur Ayewouadan Akodah a relevé le décalage persistant entre les textes juridiques et leur application sur le terrain. Il a notamment déploré que certains enfants soient encore détenus avec des adultes, insistant sur la nécessité d’une justice orientée vers la réinsertion et la reconstruction de l’individu, ainsi que sur l’importance d’un engagement politique accru en faveur des institutions de protection de l’enfance.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le maire adjoint de la commune de Kozah 1, Tata Batabo, qui a salué une initiative en adéquation avec la vision nationale en matière de promotion des droits de l’enfant.
Plusieurs organisations, dont l’ONG CREUSET Togo, ainsi que des partenaires individuels, ont apporté leur soutien à cet événement, témoignant de son importance pour la construction d’une société plus équilibrée et respectueuse des droits de l’enfant.







