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En marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a accordé un entretien à France 24. Il a abordé plusieurs sujets d’actualité liés, au Togo et à la sous-région, aux relations du Togo et la France et enfin à la présence des formateurs russes au Togo.

Interrogé sur les relations entre Lomé et Paris, le chef de la diplomatie togolaise a assuré qu’elles n’avaient « jamais été difficiles ». Il a toutefois reconnu l’existence de « malentendus » entre les deux pays. Cette déclaration intervient alors que France 24 et RFI sont suspendus au Togo et que deux journalistes français ont été détenus pendant plus d’un mois avant d’être libérés.
La carte de l’Afrique au cœur des débats à l’ONU

Robert Dussey est également revenu sur la résolution défendue par le Togo aux Nations unies en faveur de la carte Equal Earth, conçue pour représenter plus fidèlement les proportions réelles des continents.

Le texte n’a pas obtenu le soutien des États-Unis, qui l’ont notamment qualifié de « projet idéologique radical ». Une interprétation que le ministre togolais rejette. Selon lui, cette initiative répond avant tout à une exigence de vérité scientifique dans la représentation géographique de l’Afrique.

Présence russe : Lomé parle de « formateurs »

La présence de ressortissants russes au Togo a également été évoquée. Certaines sources font état de la présence de plus de 300 membres de l’Africa Corps, une structure liée à la Russie.

Robert Dussey dément toutefois la présence de mercenaires russes dans le pays. Il reconnaît en revanche que des « formateurs » russes sont présents pour entraîner les forces togolaises à l’utilisation de certains équipements militaires acquis par le Togo.

Le Togo appelle au dialogue avec les pays de l’AES

Face à la progression des groupes jihadistes dans plusieurs pays de la région, notamment au Mali, le ministre togolais plaide pour le maintien du dialogue avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Selon Robert Dussey, l’isolement de ces pays ne constitue pas une réponse adaptée à la menace sécuritaire. Il estime au contraire qu’ils peuvent jouer un rôle de « digue contre l’extrémisme violent ».

« Le danger est partout », affirme-t-il, tout en soulignant que la situation dans l’extrême nord du Togo serait aujourd’hui « beaucoup plus pacifique qu’il y a quatre ans ».

Les expulsions de migrants américains : Lomé dément

Enfin, le ministre des Affaires étrangères a réagi à une enquête menée par un consortium de médias coordonné par Forbidden Stories, à laquelle France 24 a participé. Cette enquête porte notamment sur des accords migratoires conclus entre plusieurs pays africains et l’administration de Donald Trump.

Robert Dussey affirme que les discussions avec le Togo « n’ont pas autant avancé » que dans d’autres pays concernés.
Interrogé sur des informations selon lesquelles certaines personnes expulsées des États-Unis vers le Ghana auraient ensuite été transférées au Togo, le ministre a catégoriquement rejeté ces accusations, les qualifiant de « fake news ».

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