
La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’apprête à accueillir cinq nouveaux juges. Ils prêteront serment ce mardi 6 octobre 2026 à 11 heures, lors d’une cérémonie présidée par Bassirou Diomaye Faye, président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO et président de la République du Sénégal, au siège de la Commission de la CEDEAO.
Les nouveaux magistrats sont Désiré Henri Aihou, du Bénin, l’honorable juge Awa Bah, de la Gambie, Charlyne M. Brumskine, du Libéria, Henrietta Uzoamaka Didigu, du Nigéria, et le Dr Yaouza Ouro-Sama, du Togo. Ils ont été nommés pour un mandat de quatre ans, non renouvelable, par les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation régionale.
Leur nomination a été décidée lors de la 69e session ordinaire de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone. Cette désignation intervient conformément aux dispositions de l’Acte supplémentaire SA. 1/12/25 du 14 décembre 2025 relatif à la Cour de justice communautaire.
Selon les nouvelles dispositions, la Cour est composée de cinq juges indépendants issus des États membres. Ceux-ci doivent être des personnalités de haute moralité disposant des qualifications nécessaires pour exercer des fonctions judiciaires au niveau d’une Cour suprême ou d’une juridiction équivalente. Peuvent également être retenus des conseillers juridiques chevronnés dont l’expertise en droit international, notamment en droit communautaire ou en droit de l’intégration régionale, est reconnue. Les candidats doivent en outre justifier d’au moins 20 années d’expérience professionnelle.
La prestation de serment constitue une étape obligatoire avant l’entrée en fonction des nouveaux magistrats. En vertu de l’article 5 de l’acte relatif à la Cour, chaque juge doit prêter serment ou faire une déclaration solennelle devant le président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.
Les cinq nouveaux juges prennent la relève de leurs prédécesseurs dont le mandat de quatre ans est arrivé à expiration. Il s’agit de Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, du Cap-Vert, Sengu Mohamed Koroma, de la Sierra Leone, Dupe Atoki, du Nigéria, Gberi-Bè Ouattara, de la Côte d’Ivoire, et Edward Amoako Asante, du Ghana.
Après leur prise de fonction, les nouveaux membres de la Cour devront procéder à l’élection, en leur sein, d’un président et d’un vice-président. Ces deux responsables seront élus pour un mandat de deux ans, conformément aux règles régissant le fonctionnement de la juridiction communautaire.
Cette nouvelle composition permet à la Cour de justice de la CEDEAO d’entamer un nouveau cycle institutionnel, dans un contexte où la justice communautaire demeure un instrument important de l’intégration régionale et de l’application du droit de la Communauté.








