
Dans le cadre de la célébration de la 27e édition de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle (JATPI), le Togo, à travers l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT), a organisé une conférence-débat ce jeudi 10 septembre 2026 à Lomé.
Placée sous le thème : « L’importance de la protection des titres de propriété industrielle : cas des marques et des dessins et modèles industriels (DMI), et les risques liés à leur contrefaçon », cette journée vise à sensibiliser les entreprises, les créateurs, les entrepreneurs, les administrations et le grand public à l’importance de la protection des marques, des dessins et modèles industriels, ainsi qu’aux risques économiques, juridiques et commerciaux liés à leur contrefaçon.
Durant cette conférence-débat, les participants sont outillés sur les enjeux liés à la sécurisation de leurs droits, afin de promouvoir une meilleure utilisation de la propriété industrielle comme instrument de développement économique.

Selon Mme Tchandikou Adja, chargée de l’intérim du directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie, dans un monde où l’innovation, l’image de marque et la créativité constituent de véritables leviers de compétitivité, protéger ses actifs immatériels n’est plus une simple formalité administrative, mais une nécessité stratégique.
« Une marque ne se limite pas seulement à un nom, un logo ou un slogan : elle incarne aussi une identité, une réputation, une promesse de qualité et un lien de confiance avec les consommateurs », a-t-elle déclaré.
Elle a relevé que derrière chaque signe distinctif et chaque création industrielle se trouvent des idées, du temps, des investissements, des compétences et, parfois même, le parcours de toute une entreprise. C’est pourquoi, conseille Mme Tchandikou Adja, la protection juridique de ces éléments essentiels demeure indispensable.
Par ailleurs, souligne-t-elle, cette protection demeure confrontée à une menace persistante : la contrefaçon, qui touche aujourd’hui tous les secteurs, notamment des produits de grande consommation aux créations artisanales, de la mode à la technologie, en passant par l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et le commerce en ligne.
Ouvrant les travaux de la conférence-débat, le président de la HAUQUE, Laré Arzouma Botre, représentant le ministre délégué chargé de la Promotion de l’investissement, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, a indiqué que le thème retenu pour la journée répond parfaitement à la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui est de « protéger, rassembler et transformer ».
« Protéger, c’est protéger nos créateurs, nos entrepreneurs, nos investissements et nos innovations. Protéger ces actifs, c’est donc sécuriser l’investissement, préserver les emplois et donner à nos entreprises les moyens de mieux se développer », a-t-il insisté.
Pour lui, la contrefaçon entraîne des pertes économiques, favorise la concurrence déloyale et fragilise les investissements. Elle peut également mettre en danger la santé et la sécurité des consommateurs dans certains secteurs.
Le président de la HAUQUE a enfin lancé un appel à tous les entrepreneurs et créateurs à protéger leurs marques, leurs designs et leurs innovations afin de mieux lutter contre la contrefaçon, qui risque de fragiliser, voire de paralyser, les entreprises.








