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La cohésion sociale, le vivre-ensemble et l’inclusion de toutes les communautés dans la construction nationale ont été au cœur d’une rencontre organisée jeudi 6 août 2026 à Bafilo.

A cette occasion, Taofic Koumaï, directeur de la société Taoman Group Investments et citoyen engagé pour la cohésion sociale, la paix et le développement économique durable, a appelé à renforcer l’unité nationale et à garantir une pleine intégration de la communauté peule au sein de la nation togolaise.

Dans son intervention, Taofic Koumaï a rappelé que le Togo est une « mosaïque de cultures, de traditions et de peuples », dont la principale force réside dans son unité et sa diversité. Pour lui, la construction d’un Togo plus fort et plus stable passe nécessairement par l’inclusion de toutes ses composantes sociales.

« Un Togo plus uni ne peut se construire en laissant l’un de ses enfants sur le bord du chemin », a-t-il notamment souligné, invitant les participants à faire de la cohésion sociale une responsabilité collective.

Le vivre-ensemble comme levier de développement

Au-delà de la simple coexistence pacifique, l’intervenant a défendu une conception plus ambitieuse du vivre-ensemble. Il s’agit, selon lui, de créer des espaces de dialogue, de renforcer la confiance entre les communautés et de transformer les différences culturelles en facteurs de développement.

Dans cette perspective, il a insisté sur la place historique de la communauté peule dans la société togolaise, mettant en avant sa contribution notamment dans les secteurs pastoral et agricole.

Toutefois, Taofic Koumaï a également relevé plusieurs difficultés qui continuent de limiter la pleine inclusion de cette communauté, notamment les préjugés, les incompréhensions autour de la gestion des ressources naturelles et certains amalgames liés aux questions sécuritaires.

Pour le Directeur, l’intégration de la communauté peule ne saurait être considérée comme une faveur, mais comme « une nécessité républicaine et un devoir de fraternité ».

Trois priorités pour renforcer la cohésion

Pour parvenir à une meilleure intégration, le directeur de Taoman Group Investments a identifié trois axes prioritaires.

Le premier concerne le dialogue intercommunautaire. Il a appelé au renforcement des cadres d’échanges entre agriculteurs, éleveurs et autorités locales afin de prévenir et de régler pacifiquement les conflits liés notamment à la transhumance. « La terre et l’eau doivent être des sources de vie partagée, et non des motifs de division », a-t-il plaidé.

Le deuxième axe porte sur l’accès équitable aux services sociaux de base. L’éducation, la santé et l’accès aux documents d’identité civile constituent, selon lui, des éléments essentiels pour permettre à chaque citoyen, y compris les enfants issus de communautés pastorales, de jouir pleinement de ses droits et d’assumer ses devoirs.

Enfin, le troisième pilier est consacré à la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. Taofic Koumaï a appelé à rejeter les discours de haine et les attitudes de méfiance et à considérer la culture peule comme une composante de la richesse culturelle nationale.

L’unité nationale face aux défis sécuritaires

Dans un contexte sous-régional marqué par d’importants défis sécuritaires, l’orateur a également fait de l’unité nationale un enjeu de stabilité. Selon lui, les divisions communautaires peuvent fragiliser la société et créer des espaces favorables à l’instabilité, tandis que la solidarité nationale constitue un rempart contre ces menaces.

Son message se veut ainsi un appel à l’action collective : renforcer le dialogue, combattre les préjugés et garantir à chaque communauté sa place dans la construction du pays.

Taofic Koumaï a enfin appelé les Togolais à œuvrer « main dans la main » afin que chaque ethnie et chaque communauté, particulièrement la communauté peule, puisse trouver au Togo « un havre de paix, de justice et de prospérité ».

A Bafilo, ce plaidoyer aura ainsi placé la cohésion sociale et le vivre-ensemble au centre de la construction d’un Togo plus inclusif, où la diversité culturelle est perçue non comme une source de division, mais comme une richesse au service du développement national.

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