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La facilitation des échanges est devenue un enjeu majeur pour le système commercial international. Ce lundi 2 mars 2026, à Lomé, les acteurs du commerce se sont réunis pour valider la stratégie nationale de facilitation des échanges du Togo.

Cette stratégie vise à renforcer la compétitivité du commerce extérieur togolais et de ses corridors, grâce à une réduction significative des coûts et des délais.

Pendant deux jours, les participants passent en revue le contenu du document afin d’affiner les orientations stratégiques au bénéfice du commerce extérieur.

Selon Batchassi Katchali, directeur du commerce extérieur, la facilitation des échanges, conjuguée aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine, exige du Togo une approche stratégique. « La mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l’Organisation mondiale du commerce, les engagements communautaires au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine exigent de nous une approche stratégique intégrée et cohérente, susceptible d’aligner les réformes nationales sur les standards internationaux », a-t-il souligné.

Il a indiqué que cette stratégie permettra d’accroître les exportations, d’améliorer la compétitivité des entreprises et de consolider le positionnement du Togo comme hub logistique régional.

Pour lui, « un jour gagné, un document simplifié, une barrière levée représentent des gains considérables et surtout des opportunités supplémentaires pour les opérateurs économiques ».

Représentant le ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, le secrétaire général Comlan Nomadoli Yakpey a, pour sa part, indiqué que la rencontre marque l’aboutissement d’un processus entamé il y a deux mois. « En effet, le 23 décembre 2025 s’est tenu le lancement du processus d’élaboration de la stratégie nationale de facilitation des échanges du Togo. Nous voici à nouveau rassemblés pour procéder à sa validation. L’acte que nous sommes appelés à poser aujourd’hui n’est pas un simple exercice administratif. Il s’agit d’une décision qui engage l’avenir économique de notre pays et consolide son positionnement dans l’espace régional et continental », a-t-il martelé.

Il a précisé que la facilitation des échanges constitue un levier stratégique majeur pour la compétitivité économique, l’intégration régionale et la diversification du commerce extérieur togolais.

A noter que, malgré les réformes engagées ces dernières années, le potentiel du corridor togolais demeure faiblement exploité, en raison de contraintes persistantes liées aux procédures, aux coûts logistiques et à la coordination institutionnelle.

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