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A Lomé, la diplomatie togolaise a franchi une nouvelle étape. Le 17 avril 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a accueilli plusieurs délégations de haut niveau dans le cadre d’une rencontre dédiée à la future stratégie du Togo pour le Sahel sur la période 2026-2028.

Cette réunion a rassemblé des figures influentes issues de la société civile et du monde académique, venues partager leurs analyses et contribuer à la réflexion stratégique. Parmi elles, trois personnalités se sont particulièrement distinguées : Franklin Nyamsi, Bassolma Bazié et Bakary Sambe.

Pour Franklin Nyamsi, l’approche du Togo constitue un modèle à suivre sur le continent. Il a salué la capacité du pays à instaurer un dialogue franc et sincère, qu’il considère comme un levier indispensable pour renforcer une coopération efficace face à la menace terroriste. Selon lui, cette rencontre confirme le statut de Lomé en tant que véritable pôle de médiation en Afrique.

De son côté, Bassolma Bazié, représentant de l’Alliance des États du Sahel (AES), a transmis un message de solidarité et de reconnaissance des dirigeants de la Confédération. Il a mis en avant la qualité des échanges ainsi que l’ouverture des autorités togolaises, se déclarant satisfait des orientations discutées lors de cette rencontre.

L’analyse de Bakary Sambe s’inscrit dans une perspective plus large. Il voit dans cette initiative le reflet d’une prise de conscience régionale face aux défis sécuritaires et politiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest. Il insiste sur le rôle du Togo comme trait d’union entre différentes visions stratégiques, tout en soulignant l’importance de l’expertise académique dans la construction de solutions durables.

Au-delà des prises de parole, cette rencontre marque une orientation politique claire. La stratégie Togo–Sahel 2026-2028 se veut inclusive et participative, rompant avec les approches purement techniques. Le chef de l’État privilégie une démarche fondée sur l’écoute active des acteurs de terrain, des experts et des organisations de la société civile avant toute décision majeure.

A travers cette dynamique, le Togo affiche son ambition : contribuer activement à repenser les réponses africaines aux crises du Sahel, en combinant impératifs de sécurité, quête de justice et exigences de développement durable.

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