
L’ONG Cœur Solidaire a réuni, le 21 mars 2026 à Kara, des responsables d’organisations de défense des droits des femmes (ODDF). L’objectif de cette rencontre était de renforcer les capacités des réseaux féministes basés dans la région sur la question du travail domestique non rémunéré.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet régional intitulé « Soutenir l’élaboration de politiques fondées sur les données probantes pour l’équité intergénérationnelle au Togo et au Bénin ». Ce projet est mis en œuvre par Cœur Solidaire, en partenariat avec le Consortium Régional pour la Recherche en Économie Générationnelle (CREG), le Population Reference Bureau (PRB) et l’AADEF-Bénin, avec l’appui financier du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI).
La rencontre a été marquée par deux communications portant sur le dividende démographique et sur les travaux domestiques non rémunérés, des débats interactifs, des travaux de groupes ainsi qu’une séance de restitution et de synthèse.
Après ces deux communications les échanges ont permis aux participantes d’approfondir leurs connaissances sur les implications économiques et sociales de ce type de travail, de mieux s’approprier les enjeux y afferents afin de renforcer l’impact de leurs actions de sensibilisation.

Représentant la présidente de l’ONG Cœur Solidaire, la secrétaire générale de l’ONG Cœur Solidaire, Mme KOYE Dissami a souligné l’importance de cette thématique dans la société. « Le travail domestique non rémunéré contribue à l’économie et au bien-être social, mais demeure souvent invisible, car il n’est ni reconnu à sa juste valeur ni intégré dans les circuits économiques formels. Ce travail est majoritairement assumé par les femmes et les filles, ce qui soulève des enjeux majeurs d’équité, de justice sociale et de développement durable », a-t-elle indiqué.

Selon elle, les organisations de défense des droits des femmes doivent être en première ligne pour comprendre les réalités du travail domestique non rémunéré, les documenter et proposer des solutions concrètes, adaptées au contexte socioculturel local. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’agir autour de la reconnaissance, de la valorisation, de la réduction et de la redistribution du travail de soins.
A travers cette initiative, Cœur Solidaire réaffirme son engagement à promouvoir l’équité de genre et à mobiliser les réseaux féministes dans leur rôle stratégique de plaidoyer en faveur de politiques publiques plus sensibles aux réalités des femmes.







