
A la veille de la Journée mondiale de l’eau (JME), célébrée chaque 22 mars, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipiu, a adressé un message à la population togolaise.
Dans son intervention, il a indiqué que le taux d’accès à l’eau potable, estimé à 60 % en 2020, a atteint 72 % en 2025, avec une amélioration notable en milieu rural, où la desserte s’élève désormais à 77 %.
Placée sous le thème « L’eau et le genre : eau, source d’égalité », l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’eau met l’accent sur les liens étroits entre l’accès à l’eau, l’équité sociale et le développement durable.
« L’eau devient ainsi un levier puissant de transformation sociale et un pilier de l’égalité entre les femmes et les hommes », a souligné le ministre Séna Alipiu.
Selon le ministre chargé de l’Eau et de l’Assainissement, l’accès à cette ressource essentielle à la vie et à la santé demeure inégalement réparti. Cette disparité touche particulièrement les femmes et les filles, qui assurent la collecte de l’eau dans plusieurs régions du pays.
Pour Séna Alipiu, garantir un accès équitable à l’eau, c’est promouvoir l’égalité des chances, libérer du temps pour l’éducation des jeunes filles, améliorer la santé maternelle et infantile, et renforcer la participation des femmes à la vie économique et sociale. « L’eau y occupe une place centrale comme instrument de réduction des inégalités et de renforcement de la cohésion nationale », a-t-il ajouté.
Face aux défis croissants liés aux changements climatiques, à la croissance démographique et à l’urbanisation, le Togo fait de la gestion durable des ressources en eau une priorité nationale. Des résultats encourageants ont été enregistrés, notamment à travers la réalisation d’infrastructures d’alimentation en eau potable, la mise en place de postes d’eau autonomes alimentés par l’énergie solaire dans les zones rurales, ainsi que la modernisation des systèmes de production et de distribution en milieux urbain et semi-urbain.
Le ministre a enfin invité la population togolaise à s’engager activement pour une gestion équitable et durable de cette ressource vitale. « Chaque geste de préservation, chaque initiative communautaire, chaque projet d’infrastructure contribue à bâtir une société plus juste », a-t-il conclu.








