
Dans un communiqué rendu public ce mercredi 18 février 2026, le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) a fermement condamné les menaces anonymes proférées contre le journaliste Roger Amémavoh, du média en ligne Capture Médias, à la suite de son reportage portant sur un litige foncier à Latécopé.
Selon l’organisation, ces intimidations constituent « une entrave grave au libre exercice du journalisme » ainsi qu’à la liberté d’expression garantie par les textes en vigueur au Togo. Le CONAPP dit avoir appris « avec stupeur » les faits visant le confrère, dénonçant des agissements inacceptables dans un contexte où, rappelle-t-il, d’importants efforts ont été consentis par les plus hautes autorités pour consolider la liberté de la presse et l’État de droit.
Face à la gravité de la situation, le CONAPP demande aux autorités sécuritaires de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité de Roger Amémavoh. Il interpelle également la justice pour que des enquêtes soient diligentées en vue d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces menaces.
Pour l’organisation patronale, garantir la sécurité des journalistes demeure une condition essentielle à l’exercice d’une presse libre et indépendante.
Rappel des principes déontologiques
Dans le communiqué, le CONAPP rappelle que la liberté de la presse constitue un pilier fondamental de toute démocratie. Il souligne cependant que cette liberté s’accompagne du respect de la déontologie et de l’éthique professionnelles, indispensables à la qualité et à la crédibilité de l’information.
L’institution invite ainsi les journalistes à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme dans le traitement des sujets sensibles, tout en rappelant au public l’importance d’une presse libre pour le bon fonctionnement démocratique.
Le CONAPP appelle l’ensemble des professionnels des médias togolais à manifester, dans un esprit de confraternité, leur soutien moral à Roger Amémavoh.
Par ailleurs, l’organisation se félicite de la réaction du gouvernement, qu’elle dit voir mobilisé pour garantir la sécurité des personnes et la préservation des libertés publiques, dans le strict respect de l’État de droit.
Cette affaire relance le débat sur la protection des journalistes au Togo et sur la nécessité de renforcer les mécanismes garantissant la liberté de la presse face aux pressions et intimidations.








