
L’Assemblée nationale togolaise a adopté à l’unanimité, le jeudi 5 mars 2026, un projet de loi visant à transférer les missions, le personnel et le patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME).
La séance plénière était présidée par Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, en présence de Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, et de Mazamesso Assih, ministre du Développement à la Base et de l’Économie sociale et solidaire.
Créé par la loi du 14 novembre 2006, le FAIEJ avait pour mission principale de soutenir les jeunes entrepreneurs togolais en leur offrant un accompagnement technique ainsi qu’un accès au financement et à la formation.
Après plus d’une décennie d’activités, le bilan fait état d’un financement total de 3,57 milliards de FCFA accordé à 5 370 jeunes entrepreneurs, avec un taux de remboursement de 61,30 %. Afin d’accroître l’impact de ce dispositif, le gouvernement a engagé une réforme visant à centraliser les mécanismes d’appui aux entrepreneurs au sein d’un guichet unique géré par l’ADTPME.
Cette agence, dont le mandat couvre l’ensemble des très petites, petites et moyennes entreprises, est chargée de renforcer la synergie entre les dispositifs existants, d’éviter les duplications et d’optimiser l’efficacité des politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat.
Le transfert des missions du FAIEJ à l’ADTPME devrait permettre une meilleure coordination des interventions, une optimisation des ressources humaines, financières et logistiques, ainsi qu’une amélioration des mécanismes de financement destinés aux jeunes entrepreneurs.
Pour le président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR), Atcholi Aklesso, les TPME représentent plus de 80 % des entreprises du pays et jouent un rôle essentiel dans l’innovation, la création d’emplois et la croissance économique locale. Il a souligné que ce transfert répond à un impératif de cohérence et d’efficacité.
Le texte a finalement été adopté à l’unanimité des députés présents, ce qui constitue une satisfaction pour le gouvernement. La ministre Mazamesso Assih a indiqué que cette réforme dépasse le cadre administratif et vise à moderniser les dispositifs de soutien à l’économie et à l’emploi des jeunes, tout en assurant une transition opérationnelle et la préservation des emplois.
Selon le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, cette réforme s’inscrit dans la vision impulsée par Faure Essozimna Gnassingbé pour renforcer l’écosystème entrepreneurial, soutenir l’innovation et consolider le secteur privé comme moteur de création d’emplois et de développement national.







