
A l’occasion de la Journée africaine de la sécurité routière, la Direction des Transports Routiers et Ferroviaires (DTRF) a réuni, ce mercredi 26 novembre 2025 à Lomé, l’ensemble des acteurs du transport routier pour échanger sur les défis et les solutions liés à la sécurité sur les routes togolaises.
Placée sous le thème « Innover pour la sécurité routière : tirer parti de la technologie pour un avenir plus sûr », cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser et d’informer les participants sur les enjeux actuels de la sécurité routière, à travers une approche davantage axée sur l’innovation.

Cette 14ᵉ édition de la Journée africaine de la sécurité routière se veut non seulement un rappel à la prudence pour les usagers, mais aussi un moment de sensibilisation permettant d’identifier et de prévenir les causes récurrentes des accidents.
Le Secrétaire général du Transport routier, ferroviaire et aérien, Dr Komlan Tindano, a rappelé l’ampleur du drame humain causé par les accidents :
« Chaque année, nos routes enregistrent environ 600 décès et 9 000 blessés. Derrière ces chiffres se trouvent des familles endeuillées, des destins bouleversés et des traumatismes profonds », a-t-il souligné.

Face à ce constat alarmant, il estime que le gouvernement doit redoubler d’efforts et tirer parti des avancées technologiques pour améliorer la sécurité. Il a insisté sur la nécessité de construire un écosystème routier où l’innovation soutient l’humain, où l’accident devient exceptionnel et où la sécurité s’impose comme la règle. Cela passe par la modernisation des infrastructures, une meilleure éducation routière, l’introduction d’outils numériques pour gérer le trafic et la création de partenariats avec les entreprises technologiques, les universités et les innovateurs locaux.
Le Directeur général de la DTRF, Dermane Tadjoudini, a lui aussi mis l’accent sur le rôle des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Selon lui, de nombreux dispositifs existent déjà pour aider les conducteurs : systèmes de freinage automatique en cas d’obstacle, détecteurs de fatigue, ou encore antidémarrages liés à l’alcoolémie.

Concernant les infrastructures, il a évoqué les systèmes de gestion automatique du trafic, la vidéoverbalisation ou encore les radars de contrôle de vitesse. L’objectif de cette journée, a-t-il précisé, est de présenter aux professionnels du transport les innovations utilisées ailleurs et d’évaluer lesquelles pourraient être progressivement introduites au Togo.
Pour rappel, la Journée africaine de la sécurité routière a été instituée par l’Union africaine le 29 janvier 2012. Elle est célébrée chaque année le troisième dimanche de novembre, en parallèle de la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route. L’édition 2025 marque sa 14ᵉ célébration.







