
Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi sous la présidence de Faure Gnassingbé, le gouvernement togolais a examiné les conclusions de la commission spéciale chargée d’enquêter sur les cas d’enlèvements et de disparitions inquiétantes signalés ces derniers mois dans le pays.
Depuis quelque temps, de nombreux signalements concernant surtout des adolescents et des mineurs ont circulé au Togo, suscitant une forte inquiétude au sein de la population. Amplifiées par les réseaux sociaux, ces informations ont provoqué une vive émotion et de nombreuses interrogations dans les familles.
Face à cette situation, les autorités avaient mis en place, le 24 janvier 2026, une commission spéciale afin d’éclaircir ces rumeurs et d’établir les faits.
Selon le rapport présenté par le ministre en charge de la sécurité, 102 cas de disparitions ont été recensés. Parmi eux, 86 personnes ont été retrouvées saines et sauves, dont 63 mineurs et 23 adultes, tandis que 16 personnes restent toujours activement recherchées.
Les résultats de l’enquête indiquent que, dans la plupart des cas, ces disparitions sont liées à des conflits familiaux, des départs volontaires ou des situations de vulnérabilité personnelle. À ce stade, un seul cas est considéré comme un possible enlèvement, et fait encore l’objet d’investigations approfondies.
Pour renforcer la sécurité et prévenir de nouveaux cas, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Il s’agit notamment de la création d’une base nationale centralisée des personnes disparues, du renforcement des patrouilles de sécurité et d’un contrôle plus strict des flux migratoires.
Les autorités prévoient également de lancer des campagnes de sensibilisation, en particulier auprès des jeunes, afin de les mettre en garde contre les promesses de gains faciles et de rappeler les démarches à suivre en cas de disparition.
Enfin, la modernisation du laboratoire de criminalistique numérique est également envisagée afin de mieux lutter contre la propagation de fausses informations et de rumeurs alarmistes.
Le gouvernement appelle ainsi la population à faire preuve de vigilance et à coopérer avec les forces de sécurité, soulignant que l’implication des citoyens reste essentielle pour protéger les personnes les plus vulnérables et éviter que certaines situations ne dégénèrent.








