
Conformément au cycle triennal recommandé par Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Togo se prépare, dans le cadre de la lutte contre le paludisme, à une nouvelle campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées.
Avant la phase de distribution, prévue du 27 au 31 mai 2026, une opération de dénombrement se déroulera du 25 avril au 6 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
Cette campagne nationale s’inscrit dans le cadre des efforts d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
Afin d’assurer une communication efficace et harmonisée autour de l’édition 2026, un briefing a été organisé le mercredi 25 février 2026 à Lomé à l’endroit des professionnels des médias et des points focaux de la promotion de la santé des chefs-lieux de région. L’objectif était de renforcer leurs capacités sur les informations clés de la campagne, de favoriser l’adhésion des populations et de contribuer à la réussite de l’intervention.
Selon le Dr Naba Mouchedou Abdoakonim, chef de la division de la Santé communautaire et des Personnes âgées au ministère de la Santé, cette rencontre a permis de partager avec les participants les objectifs de la campagne et de mettre en avant le rôle des médias dans la mobilisation sociale.
« Cette année, dans notre stratégie, il y aura une phase de dénombrement porte-à-porte, suivie d’une phase de distribution », a-t-il souligné.
Il a précisé que la distribution ne se fera plus en porte-à-porte, mais suivant une stratégie fixe.
Le responsable de la santé communautaire et des personnes âgées a également insisté sur la nécessité pour les populations de se faire recenser afin de déterminer avec précision le nombre de moustiquaires à distribuer. Il a invité tous les Togolais à se rendre disponibles pour les agents de dénombrement afin de garantir le succès de la campagne et de prévenir le paludisme, qui demeure l’une des principales causes de mortalité dans le pays.
Le chef de division a rappelé qu’au cours de la phase de distribution, les ménages devront se présenter avec le coupon qui leur sera remis lors du dénombrement.
Pour lui, cette campagne contribue à l’élimination du paludisme à travers la prévention, la prise en charge et la vaccination, qui constituent les piliers de la lutte contre la maladie.
« Prévenir vaut mieux que guérir. Si nous voulons guérir toutes les maladies, l’État devra engager d’importantes ressources », a-t-il conclu.
Il convient de noter que le paludisme demeure un problème majeur de santé publique au Togo, avec d’importantes répercussions sanitaires et socio-économiques. Malgré les progrès enregistrés grâce aux interventions coordonnées des acteurs nationaux et des partenaires, des efforts supplémentaires restent nécessaires pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.








