
La route migratoire en mer rouge reliant la Corne de l’Afrique au Yémen via Djibouti continue de faire des victimes. En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou portés disparus sur cet itinéraire périlleux, emprunté par des milliers de personnes en quête de meilleures opportunités économiques.
La route de l’Est demeure l’un des itinéraires migratoires les plus dangereux pour les populations de la Corne de l’Afrique. En 2025, plus de 900 migrants ont perdu la vie ou ont été portés disparus en tentant de rejoindre le Yémen via Djibouti, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Malgré les risques, de nombreux Éthiopiens et Somaliens continuent d’emprunter cette voie dans l’espoir de trouver de meilleures conditions de vie dans les pays du Golfe. Cette traversée expose les migrants à de graves dangers, tandis que certains d’entre eux se retrouvent bloqués à Djibouti, faute de pouvoir poursuivre leur voyage.
L’ampleur du phénomène reste préoccupante. Selon l’OIM, le nombre de personnes empruntant cette route a augmenté de 18 % en 2025. Au 1er octobre 2026, l’organisation avait également comptabilisé environ 178 000 arrivées en provenance d’Éthiopie à Djibouti, témoignant de la persistance des mouvements migratoires dans la région.
Face à ce bilan humain, l’OIM appelle à renforcer les financements consacrés aux opérations de sauvetage et à l’assistance d’urgence à Djibouti. Elle préconise également le développement de voies de migration plus sûres afin de limiter les décès et les disparitions sur cet itinéraire.
Le lourd bilan de la route de l’Est met ainsi en évidence les dangers auxquels sont confrontés les migrants et l’urgence de renforcer les dispositifs de protection pour éviter que de nouvelles vies ne soient perdues dans cette quête d’un avenir meilleur.








