
La Commission nationale du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP-Togo) a organisé, jeudi 17 septembre 2026 à Lomé, un atelier de validation du Rapport national sur la gouvernance (RNG-Togo), consacré à l’accès à la justice et aux services communaux.
Cette rencontre constitue une étape importante dans le processus d’élaboration du rapport, qui vise à dresser un état des lieux de la gouvernance au Togo à travers deux secteurs essentiels à la vie des citoyens : la justice et les services communaux.

Au cours des travaux, les participants ont été invités à examiner le document, à s’en approprier le contenu et à formuler des observations susceptibles de l’enrichir. L’objectif est de parvenir à un rapport pertinent, objectif et suffisamment documenté pour servir d’outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics.
Pour le président de la Commission nationale du MAEP-Togo, Victor Womitso, cette phase de validation revêt une importance particulière dans le processus du MAEP.
« Cette étape de validation revêt une importance particulière dans l’approche du MAEP, qui privilégie le dialogue, la participation, l’objectivité et l’appropriation nationale », a-t-il souligné.

Il a précisé que le rapport est le fruit d’un important travail d’analyse, de collecte de données et de consultations menées par les experts et cadres des différents ministères membres du comité technique de rédaction, avec l’appui du consultant national.
La justice au cœur de la bonne gouvernance
Intervenant sur l’importance du des indicateurs, Victor Womitso a rappelé que la justice constitue un pilier fondamental de l’État de droit et de la bonne gouvernance. Elle participe notamment à la protection des droits et libertés, au règlement pacifique des différends et au renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions.
L’accès aux services communaux occupe également une place centrale dans le rapport. Selon le président de la Commission nationale du MAEP-Togo, la qualité et l’accessibilité de ces services constituent des indicateurs importants de la qualité de la gouvernance locale.
Pour sa part, Amlalo Mensah Sedo, expert en gouvernance administrative et locale et consultant chargé du rapport, a expliqué que l’évaluation s’est notamment intéressée à l’accessibilité, à la proximité et à l’efficacité dans la prestation des services publics.
Ces différents indicateurs ont permis d’apprécier plusieurs dimensions de la gouvernance, notamment la participation citoyenne et le niveau de satisfaction des usagers vis-à-vis des services qui leur sont offerts.
A l’issue de l’atelier de validation, le rapport national sur la gouvernance devrait ainsi constituer un document de référence pour les pouvoirs publics. Il pourra servir de guide dans la définition et la mise en œuvre des actions destinées à améliorer l’accès des citoyens à la justice et aux services communaux.







