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Le Togo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de prévention et de gestion des catastrophes. Le pays a officiellement lancé, jeudi 20 août 2026 à Lomé, l’initiative mondiale « Early Warning for All » (Alerte précoce pour tous), destinée à améliorer l’anticipation des risques et à renforcer la protection des populations exposées.

Lancée en 2022 sous l’impulsion du Secrétaire général des Nations unies de l’époque, cette initiative internationale ambitionne de garantir à chaque personne, où qu’elle se trouve, l’accès à des systèmes d’alerte précoce efficaces. Elle accorde une attention particulière aux populations vivant dans les zones fortement exposées aux catastrophes.

Au Togo, cette démarche intervient dans un contexte où les phénomènes météorologiques extrêmes constituent un défi croissant. Les importantes précipitations enregistrées en juin dans plusieurs pays de la sous-région ont notamment mis en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes d’anticipation et d’information des populations.

L’objectif est désormais de permettre au pays de disposer d’une chaîne d’alerte plus performante, capable de détecter les risques, de transmettre rapidement les informations et surtout de favoriser une réaction appropriée des populations concernées.

Une feuille de route nationale en préparation

L’atelier de lancement, prévu sur deux jours, doit aboutir à l’élaboration d’une feuille de route nationale. Ce document devra définir les principales actions à mener, les responsabilités des différents acteurs ainsi qu’un calendrier précis de mise en œuvre.

Des indicateurs de suivi seront également établis afin de mesurer les résultats et d’évaluer progressivement l’efficacité du dispositif.

Pour Manuel Tahyo, coordonnateur Afrique du pilier 3 de l’initiative, la technologie constitue l’un des principaux leviers de ce système. La téléphonie mobile et les autres outils de communication permettront notamment de transmettre rapidement les alertes aux personnes se trouvant dans les zones à risque.

« L’alerte se fait par un système de diffusion cellulaire qui alarme les populations en cas de catastrophe imminente. On utilise également les autres canaux traditionnels pour communiquer », a-t-il précisé.

Une nouvelle approche de la gestion des risques

Les autorités togolaises souhaitent surtout inscrire cette initiative dans une stratégie nationale davantage tournée vers l’anticipation.

Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Commissaire divisionnaire de police Kadja Hodabalo-Pitemnéwé, a insisté sur la nécessité de disposer d’une chaîne d’alerte capable d’atteindre les populations suffisamment tôt pour leur permettre de prendre les dispositions nécessaires.

Selon lui, l’ambition est de faire du Togo « un pays mieux préparé, mieux informé et mieux protégé face aux catastrophes ».

Le responsable estime que le pays doit désormais évoluer « de la réaction à l’anticipation » et « de la gestion de la catastrophe à la gestion du risque ». L’alerte ne doit donc plus être considérée comme une simple transmission d’information, mais comme un véritable outil d’aide à la décision et de protection.

Sauver des vies au cœur de l’initiative

Au-delà des technologies, des institutions et des mécanismes de communication, l’initiative « Alerte précoce pour tous » vise avant tout à réduire les conséquences humaines et matérielles des catastrophes.

La rencontre de Lomé a rassemblé plusieurs autorités et représentants d’institutions, parmi lesquels la représentante-résidente du PNUD au Togo, Binta Sanneh, ainsi que des acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes.

A travers ce lancement, le Togo entend ainsi consolider son système national d’alerte et renforcer sa capacité à anticiper les menaces afin de mieux protéger les populations et leurs moyens de subsistance.

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